Les O’Reilly, dix enfants dans un mobile home filmés pendant six ans
Télérama décrit un documentaire tourné dans le comté de Tipperary, où Pa, Lisa et leurs dix enfants vivent dans un mobile home filmé pendant six ans.
En bref
- Télérama consacre un portrait au documentaire d’Alexander Murphy sur les O’Reilly, des « Irish Travellers ».
- La famille catholique, très nombreuse, vit dans un mobile home au bord d’une route irlandaise.
- Les parents s’appellent Pa et Lisa ; le film s’ouvre sur la sortie des enfants devant la caméra.
Une porte s’ouvre. C’est celle d’un mobile home, échoué au bord d’une route irlandaise. Dans Télérama, article publié le 27 octobre 2026, c’est ainsi que démarre le documentaire consacré aux O’Reilly, que le magazine range parmi les films pleins d’humanité.
Des héritiers d’un mode de vie en sursis
Les O’Reilly sont des « Irish Travellers ». Télérama les présente comme les héritiers d’un mode de vie en sursis, et leur quotidien se déroule en Irlande, dans un mobile home posé au bord d’une route. Le réalisateur, Alexander Murphy, a fait de cette famille le sujet de son film après l’avoir côtoyée pendant plusieurs années.
La durée du tournage est précisée : six ans. Le cinéaste a donc filmé les O’Reilly sur une longue période plutôt que le temps d’un séjour, et le magazine insiste sur cette proximité en parlant d’un portrait de gens qu’il a fréquentés autant que filmés.
L’image qui accompagne l’article de Télérama est créditée à Goodseed Productions et Samson Films.
Pa, Lisa et la fratrie
Au centre du film, une famille que le magazine décrit comme très nombreuse et catholique. Les parents se prénomment Pa et Lisa. Ils élèvent dix enfants dans ce logement mobile. Voici les prénoms de la fratrie, cités ici en partant du dernier :
- Mackenzie
- Scarlett-Rose
- Martin-Anthony
- Jimmy
- Willy
- Maggie
- Tina
- Chantelle
- Paddy
- Sean
Pour qui a déjà tenté de faire tenir une famille de deux ou trois enfants dans une voiture ou un appartement, l’image d’une fratrie de dix dans une caravane parle d’elle-même, et le texte de Télérama la place d’emblée au centre du récit.
Une ouverture au ras du quotidien
La première séquence installe le décor avec précision. Le matin est qualifié de blême, comme tous les autres, et le lieu reste vague : quelque part dans le comté de Tipperary. La chaussée est humide, la lumière rasante. Rien de spectaculaire n’est annoncé, seulement un jour ordinaire devant la porte d’une caravane.
Puis un premier gamin s’extirpe du mobile home, suivi d’un autre, puis d’un troisième. Le magazine se demande combien ils sont et répond d’un mot : une flopée. Les enfants vont et viennent, entrent, sortent, et saluent la caméra au passage, ce qui montre que l’équipe est là, visible, et que les enfants s’adressent à elle sans détour.
Deux adultes apparaissent ensuite dans le cadre. Le père est décrit comme ventripotent, une cigarette aux lèvres. La mère tient un paquet de céréales à la main, un détail de petit-déjeuner qui rattache la scène à un geste de tous les jours dans une famille où l’on nourrit dix enfants.
C’est après cette sortie en chaîne que le texte lance la formule d’accueil : bienvenue chez les O’Reilly. Les prénoms de Pa, Lisa et de leurs enfants sont alors énumérés d’un seul souffle, comme une présentation faite à un visiteur qui entrerait pour la première fois dans la caravane.
L’extrait de l’article s’interrompt au moment où il aborde la façon dont le réalisateur s’est immiscé dans le quotidien de cette famille catholique.
Photo : Thomas’s Pics / Wikimedia Commons, CC BY 2.0